Établir ce qui s’est vraiment passé.
Analyse des retards et dossiers de réclamation bâtis sur la preuve. Alètheia reconstitue le déroulé réel du projet et mesure les retards, avec leurs causes.
Parlons de votre dossierLe problème
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Les faits existent, enterrés dans des milliers de courriers, de comptes rendus et de plannings.
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Quand la réclamation arrive, chacun reconstruit le déroulé de mémoire.
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Et c’est le récit le mieux documenté qui l’emporte, pas forcément le vrai.
Le modèle
La méthode est choisie et fixée avant de regarder le résultat. C’est la seule façon qu’une analyse de retard résiste au contradictoire.
- méthodenommée avant l’analyse, pas retenue après coup
- donnéesle planning daté et les pièces reçues, rien d’autre
- fenêtrela période sur laquelle le retard est imputé
- hypothèseposée explicitement, y compris quand elle vous dessert
- reproductiblemêmes données, même méthode, même résultat
- contradictoirela méthode et les sources sont exposées avec le résultat
Méthodes
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Interrogeable
Le dossier de preuve répond à une question posée en français
« Sur quelles pièces repose l’imputation de la fenêtre 2 ? » L’agent cite les sources de chaque conclusion. Une analyse qu’on peut questionner est une analyse qu’on peut contredire : c’est le but.
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Fenêtres
Le projet est découpé en périodes, le retard imputé période par période
Time Slice Windows. On ne compare pas le début et la fin en espérant que la différence s’explique : on regarde où le glissement se produit.
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Prévu / réalisé
Le planning contractuel confronté au déroulement réel
As-Planned versus As-Built. La méthode la plus lisible en réunion, la plus fragile si les données manquent : elle dit alors qu’elles manquent.
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Retrait
On retire un événement pour mesurer ce qu’il coûtait
Collapsed As-Built. Sans l’intempérie, sans l’ordre de service tardif : que restait-il du retard ?
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Concurrence
Les retards qui courent en même temps sont identifiés
Deux causes simultanées ne s’additionnent pas. Les candidats à la concurrence sont exposés, pas arbitrés en silence.
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Reconstitution
L’état du planning tel qu’il était à la date
Pas tel qu’on s’en souvient, ni tel qu’il a été corrigé depuis. C’est la base de toute analyse contemporaine.
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Le glissement de la fenêtre 2 tient à l’attente des plans d’exécution du lot 3Compte rendu de chantier n° 22« les plans d’exécution du lot 3 ne sont pas parvenus à ce jour », notifiée le 21 marsOrdre de service n° 7« suspension des travaux du lot 3 dans l’attente des plans » et levée le 9 avrilCourrier MOE réf. 2026-041« transmission des plans d’exécution, indice C ».
3 pièces citées · aucune affirmation sans sa source
TraçabilitéChaque conclusion renvoie à ses pièces
Une affirmation sans sa pièce n’est pas une conclusion, c’est un avis. Le rapport distingue les deux.
Par rapport à la pratique courante
| Pratique courante | Avec le moteur | |
|---|---|---|
| Vérifier une conclusion | redemander à l’analyste | poser la question, obtenir les sources |
| Choix de la méthode | après avoir vu le résultat | fixée avant l’analyse |
| État du planning | de mémoire, ou la dernière version | reconstitué à la date voulue |
| Retards simultanés | tranchés à dire d’expert | candidats identifiés et exposés |
| Reproductibilité | dépend de qui analyse | mêmes données, même résultat |
| Sources | citées quand on les retrouve | chaque conclusion renvoie à sa pièce |
| Contradictoire | l’autre partie découvre la conclusion | méthode et données exposées avec elle |
Entrées acceptées
Ce que le moteur ne fait pas
Il ne dit pas le droit. Établir un fait n’est pas le qualifier. L’imputation d’une responsabilité et l’interprétation du marché relèvent d’un avocat ; le moteur produit la matière, pas la conclusion juridique.
Il ne conclut pas sans données. S’il manque les pièces d’une période, il le dit et s’arrête là. Une analyse qui comble les trous n’est pas défendable.
Il ne remplace pas l’expert. Il fait le travail long et reproductible. Le jugement sur ce que les faits signifient reste humain, et signé.